Cécile Dollé | |
| février 2009 | |
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A l’heure où l’arrivée du Viagra fait la Une des journaux et anime les dîners en ville, franchir la porte du sexologue reste encore très difficile : 10 % seulement des hommes et des femmes atteints dans leur sexualité osent franchir ce pas, gênés de dévoiler leurs blessures les plus intimes, les plus secrètes, les plus « honteuses ». Assez méconnus du grand public, les sexologues sont souvent regardés d’un œil suspect. Médecins du sexe, thérapeutes du désir ou charlatans ? Contrairement aux autres thérapeutes, les sexologues visent uniquement la guérison des troubles sexuels. Et ils y parviennent dans environ deux tiers des cas. Comment travaillent-ils ? Certains ont une approche purement médicale, limitée à la prescription de médicaments. La majorité propose une thérapie brève à base de techniques comportementales et corporelles. D’autres peuvent accompagner leur patient dans une psychothérapie plus approfondie. Mais, quelle que soit leur pratique, tous conseillent de ne pas attendre le moment ultime. En effet, plus on consulte tôt, plus on guérit vite. Deux grandes complaintes aboutissent dans le cabinet du sexologue : l’impuissance et la frigidité. Traduction : troubles de l’érection et éjaculation précoce pour l’homme ; vaginisme (contraction des muscles du vagin), manque de désir et absence d’orgasme chez la femme. C’est à ces « dysfonctions sexuelles », ainsi nommées par les spécialistes, que nous consacrerons cet article.
Viennent aussi consulter des personnes qui souffrent de leur comportement – nymphomanes, pédophiles, sadomasochistes, exhibitionnistes – et des individus en mal d’identité – homosexuels, bisexuels, transsexuels, travestis, etc. Cependant, ils constituent une minorité dans la clientèle du sexologue.



