J'ai testé la gym suédoise

De la piscine à la gym

Trouver « son » sport ressemble parfois à la quête désespérée de l’âme soeur… Une suite d’expériences infructueuses, avec engagement sincère, lassitude, éloignement et nouvel élan de confiance. En pleine « errance sportive », j’étais à la recherche du bonheur de bouger. Sans que je le sache, mon état d’esprit correspondait exactement au résultat de l’enquête menée récemment par l’équipementier Reebok, qui révèle que les femmes seraient plus assidues à la gym si elles s’y amusaient. Un après-midi à la piscine, j’ai surpris une conversation entre deux jeunes filles plantureuses, visiblement emballées, à propos de la gym suédoise : « Ça donne la pêche. On bouge sur des chansons sans se prendre au sérieux et on travaille tout. »

En France, depuis vingt ans, le bouche-à-oreille assure le succès, qui va crescendo, de cette méthode. Sa philosophie reprend celle du Suédois Per Henrik Ling, à l’origine de la kinésithérapie et, dès 1811, du « sport-santé pour tous ». Sa popularité date de 1978, quand, à Stockholm, l’association sportive Friskis & Svettis met sur pied des chorégraphies combinant mouvements simples et musiques entraînantes. L’enthousiasme de mes nageuses s’est révélé contagieux. Depuis deux ans, je suis conquise.