Une équipe qui se démène

Mais le bus dentaire existe, comme il peut, grâce à diverses subventions et des structures médicales généreuses qui ont offert le fauteuil, la radio numérique, le stérilisateur et une partie du petit nécessaire médical. « Mais on fait des économies sur tout, déplore Valérie. Ustensiles, produits, compresses, brosses à dents ou dentifrice, tout coûte une fortune. »

Grâce à des vocations qui dépassent la bonne volonté : « Il faudrait vraiment qu'on trouve une autre assistante dentaire, histoire que Katia puisse se reposer de temps en temps. Pour l'instant, sans elle, il est quasiment impossible de travailler. » De même pour David, le chauffeur, qui en plus d'assurer au mieux l'entretien du bus, « nous sert aussi de garde du corps ! dit Katia. Sans lui, c'est la catastrophe. Comment trouver quelqu'un d'aussi fiable et impliqué ? »

« Il faut des gens forts, conclut Valérie. Quand on travaille à trois dans un bus avec des gens en grande détresse sociale, sanitaire ou mentale, il n'y a pas de hiérarchie qui tienne. Rien ne prépare à ce qu'on peut vivre ici chaque jour. »

  • AIDER LE BUS SOCIAL DENTAIRE ?

Pour trouver des subventions, des dons en nature et des dentistes volontaires, Valérie travaille en continu avec le président de l'association, le Dr Pierre-Charles Lansade, secrétaire général de l'Ordre national des chirurgiens-dentistes.

Vous voulez leur venir en aide ? Contactez-les

au 01 56 26 61 67 ou sur busdentaire@free.fr.

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