Mona Villatte | |
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4 ans, 1m56 pour 62 kgs, longs cheveux blonds, Estelle Sartini s’est d’abord passionnée pour le football avant d’opter pour le rugby. Elle est aujourd'hui capitaine de l’équipe de France de rugby à XV féminin. Entretien.
Pourquoi avez-vous choisi le rugby et pas le football ?
Très jeune, à quinze ans, j’ai commencé à jouer au football pour suivre les traces de mon père : c’est vraiment la raison pour laquelle j’ai pratiqué ce sport !
Mais après plusieurs années de foot, j’ai eu la sensation d’en avoir fait le tour, je ne progressais plus. Et surtout, je commençais à me lasser de son état d’esprit. Je suis quelqu’un qui aime la compétition, qui aime apprendre, encore et toujours. Mes profs de fac m’ont fait découvrir le rugby. Ce fut une révélation.
Mais après plusieurs années de foot, j’ai eu la sensation d’en avoir fait le tour, je ne progressais plus. Et surtout, je commençais à me lasser de son état d’esprit. Je suis quelqu’un qui aime la compétition, qui aime apprendre, encore et toujours. Mes profs de fac m’ont fait découvrir le rugby. Ce fut une révélation.
Pourquoi un sport d‘homme ?
Le rugby, c’est tout d’abord un sport de ballon et d’équipe. Et c’est ce qui me plaît.
Bien sûr qu’il a une connotation de virilité et de force. Voire de brutalité. Mais nous n’avons pas la prétention d’atteindre la dimension physique du rugby masculin. Nous ne sommes pas sur le même registre que les hommes et nous ne sommes pas en compétition avec eux.
Moi, je joue au rugby et je me sens femme. Et féminine. D’ailleurs, j’aime bien ce contraste, short sur le terrain, talons hauts hors du terrain !
Quelle image véhiculez-vous auprès des rugbymen ?
On a beaucoup de mal ! Je crois que ce sont d’ailleurs eux qui nous regardent de leur plus mauvais œil. Mais heureusement, avec les nouvelles générations, les mentalités évoluent. Les hommes s’aperçoivent que nous sommes avant tout des sportives de haut niveau, passionnées, impliquées. Même si nous devons également assumer une vie professionnelle et familiale. Comme eux…
Psychologies.com
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