Flavia Mazelin-Salvi | |
| jeudi 7 mai 2009 11:39:34 | |
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« Je me sens davantage spectateur de ma vie qu’acteur », « Je regarde le match mais je ne suis pas sur le terrain »… Ces phrases, le psychanalyste Jacques Arènes, auteur avec Nathalie Sarthou-Lajus de La Défaite de la volonté (Seuil, 2005), les entend de plus en plus souvent en séance, y compris venant d’hommes et de femmes qui sont très actifs dans leur vie : « Lorsque l’on creuse un peu, on se rend compte que ce sentiment très douloureux de ne pas habiter sa vie est le fruit d’une stratégie de défense. Aujourd’hui, et encore plus dans un contexte de crise, nous passons tout notre temps à nous protéger, nous voulons la joie, mais sans la souffrance, l’intensité sans la prise de risque… Conséquences, nous vibrons à faible fréquence, et, forcément, nous nous sentons moins vivant. » Nous aspirons tous à reprendre notre destin en main, nous en faisons même un objectif de réalisation personnelle. Mais ne sommes-nous pas trop ambitieux dans cette recherche ?



