
Thinkstock
C'est que l'enjeu est de taille. Il s'agit ni plus ni moins d'en faire un petit être qui va à la fois respecter les règles de la vie en société et s'épanouir.
« On ne civilise pas un enfant, on lui donne des cadres pour l'aider à se civiliser lui-même, précise la psychanalyste Claude Halmos. Apprendre les lois du monde ne se fait pas seulement avec la tête, mais aussi avec le corps, le coeur, les émotions.
De même que le béton est constitué de ciment, l'enfant se construit avec la loi. Elle devient partie intégrante de lui. » Et de remarquer : « On peut avoir des enfants qui ont appris les règles de façon extérieure sans les avoir intégrées intérieurement. A l'adolescence, ces enfants qu'on disait si bien élevés transgressent la loi. »
D'où l'importance de faire appel à la compréhension de votre enfant plutôt que d'imposer des règles qui n'ont aucun sens pour lui. D'obtenir son adhésion plutôt que de le couler dans un moule. De lui apprendre à obéir plutôt qu'à se soumettre.
Reste que l'exercice de l'autorité est rarement une partie de plaisir. Refuser à son enfant ce qu'il désire, lui imposer des interdits, c'est toujours un peu le faire souffrir. Et aucun père/aucune mère n'aime ça.
« Dans la vie, tout n'est pas possible et c'est frustrant, reconnaît la psychanalyste. Mais c'est aussi libérateur. L'enfant à qui on met des limites va arrêter de vivre dans l'illusion qu'il peut toujours avoir davantage, et donc cesser de se sentir malheureux et mal aimé. Car un enfant qui pense pouvoir sans cesse obtenir plus croit que, si on ne lui donne pas ce qu'il veut, c'est parce qu'on ne l'aime pas. »
> Aller plus loin sur famili.fr
- Témoignage : « j’ai accouché dans ma voiture ! »



















