Les 20 prénoms féminins les plus tendances en 2013

Vous attendez un bébé pour 2013 ? Découvrez le top 20 des prénoms féminins pour l'année à venir, extrait de "L'officiel des prénoms 2013" de Stéphanie Rapoport. Seul Alice a fait son entrée dans le classement par rapport à 2012, à la place du prénom Anaïs.
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Emma

Pour la neuvième année consécutive, Emma figure en première position du palmarès exclusif des prénoms féminins de L'Officiel des prénoms 2013, l'ouvrage de Stéphanie Rapoport (Editions First).

Tiré du germanique ermin, la toute-puissance. Emma fut, dès le VIIIe ou IXe siècle, un prénom répandu dans l'aristocratie des peuples d'origine saxonne, franque ou gothique. Il fut porté, durant le haut Moyen Âge, par plusieurs reines en Angleterre et en France.

Après une longue période d'obscurité, comme il est arrivé à de nombreux prénoms jugés trop médiévaux, Emma renaquit, au XVIIIe siècle, dans la plupart des pays européens, Italie, Angleterre et Allemagne en particulier. La France connut un léger temps de retard : Emma n'y réapparut qu'au début du XIXe siècle. Depuis, avec des hauts et des bas, sa fortune semble assurée. Sainte Emma, cousine de l'empereur germanique Henri II, distribua ses biens aux pauvres et fonda deux grands monastères en Westphalie. Elle mourut en 1045.

Fête : le 19 avril

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Lola

Lola figure en deuxième position du palmarès exclusif des prénoms féminins de L'Officiel des prénoms 2013, l'ouvrage de Stéphanie Rapoport (Editions First).

Dérivé du prénom Dolores. Il est, en France, bien plus répandu que son prénom-souche. Héroïnes de romans, chansons, personnages de feuilletons télévisés ont contribué à cette expansion depuis les années 1980 et, aujourd'hui, Lola et Lolita sont attribués plus de neuf cents fois chaque année. En Espagne, les Lola sont célébrées le 16 juillet, en l'honneur de Notre-Dame des Douleurs, l'un des titres de la Vierge Marie. Mais Lola et Lolita peuvent aussi être fêtées, comme Dolorès, le 11 juin.

Fête : le 16 juillet ou le 11 juin.

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Chloé

Chloé figure en troisième position du palmarès exclusif des prénoms féminins de L'Officiel des prénoms 2013, l'ouvrage de Stéphanie Rapoport (Editions First).

En grec, signifie l'herbe naissante, la verdure nouvelle. Très tôt dans l'Antiquité, Chloé a servi de surnom à la grande Déméter, déesse de la terre cultivée, qui faisait l'objet de nombreux rites religieux. Chloé fut alors utilisé comme prénom dans tout le monde grec : l'apôtre Paul, par exemple, cite une Chloé dans sa première lettre aux Corinthiens. Chloé est également le nom de l'héroïne du roman pastoral de Longus, auteur grec du IIe siècle de notre ère, Les Amours de Daphnis et Chloé, considéré comme l'œuvre la plus charmante que nous ait laissée l'Antiquité.

C'est du reste le roman de Longus, d'un érotisme très sophistiqué, qui a fait se perpétuer le prénom de Chloé. Merveilleusement retraduit au XIXe siècle par P.-L. Courier, il a aussi servi d'argument à une symphonie chorégraphique de Maurice Ravel, créée par les ballets russes en 1912. À partir de 1970, Chloé a commencé une carrière conquérante. Le succès du roman de Boris Vian, L'Écume des jours, dont la malheureuse héroïne se nomme Chloé, n'y est sans doute pas étranger. Mais nul ne pouvait prévoir ses performances : c'est en effet Chloé qui a été en 1999 nº1 au palmarès des prénoms féminins ! Cet étonnant succès semble devoir se prolonger et a déjà gagné l'Angleterre. Étant donné la signification végétale de leur étymologie, les Chloé sont fêtées à la Sainte Fleur.

Fête : le 5 octobre.

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Inès

Inès sera le 4ème prénom le plus donné aux petites filles l'année prochaine, selon le palmarès exclusif des prénoms féminins de L'Officiel des prénoms 2013, l'ouvrage de Stéphanie Rapoport (Editions First).

Version espagnole et portugaise d'Agnès. Inès connaît un grand succès en France depuis une vingtaine d'années alors qu'Agnès lui-même n'arrête pas de décliner. Le rapport est aujourd'hui d'un à trente-cinq en faveur d'Inès ! Ce succès est dû sans doute, en partie, aux familles d'ascendance espagnole mais aussi au bon accueil que firent les milieux BCBG à ce prénom qui évoquait dans les années 1980 un beau mannequin aristocratique, Inès de la Fressange. Les Inès possèdent leur propre sainte, Inès Takeya, une noble veuve japonaise, ainsi baptisée par les jésuites qui l'avaient convertie. En 1622, elle fut arrêtée et exécutée pour avoir hébergé clandestinement des missionnaires catholiques.

Fête : le 10 septembre.

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Léa

Comme en 2012, Léa figure en cinquième position du palmarès exclusif des prénoms féminins de L'Officiel des prénoms 2013, l'ouvrage de Stéphanie Rapoport (Editions First).

Ce prénom de trois lettres a une double origine. Pour les Hébreux, c'est le nom de la première épouse de Jacob, qui signifie "la fatiguée". Mais Léa est aussi un prénom romain, féminin de Léo, signifiant "la lionne", d'usage assez fréquent dans l'Antiquité.

La tradition hébraïque affirme que Léa avait les yeux fatigués à force de pleurer, car elle était promise à Ésaü qu'elle n'aimait pas. Elle finit par convaincre son père, Laban, d'obliger Jacob, qui travaillait chez eux, à l'épouser. Jacob, qui était amoureux de sa sœur Rachel, dut obéir et attendre encore sept ans pour obtenir la main de Rachel. Utilisé assez souvent aux premiers temps du christianisme, ce prénom a été remis à l'honneur à la fin du XVIe siècle par les protestants anglais et les Puritains. Il fut répandu ensuite dans tous les pays anglophones où il est resté courant.

En France, Léa n'est apparu qu'à la fin du XIXe siècle et demeura longtemps un prénom rare. Mais à partir de 1990 il a commencé une fulgurante ascension qui l'a porté au premier rang du palmarès des prénoms féminins en 1997, une place qu'il a conservé 7 années consécutives. Sainte Léa était une veuve romaine du IVe siècle qui, sous la direction de saint Jérôme, distribua ses biens aux pauvres et fonda un monastère près d'Ostie. Elle y mourut en 384.

Fête : le 22 mars.

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Jade

Jade perd un peu de son succès auprès des jeunes parents... Alors qu'il figurait à la deuxième place du top 20 de l'an dernier, il se retrouve en sixième position du palmarès exclusif des prénoms féminins de L'Officiel des prénoms 2013, l'ouvrage de Stéphanie Rapoport (Editions First).

C'est le nom d'une pierre semi-précieuse, venue d'Orient, que les Espagnols du XVe siècle baptisèrent piedra de ijada - textuellement "pierre pour la fosse iliaque" : elle passait, en effet, pour guérir les maux de reins et les coliques néphrétiques mais aussi pour éloigner les mauvais esprits.

Très appréciée en Chine, elle était liée aux rites du taoïsme et servait à sculpter de petits objets représentant des dragons, des tigres, des papillons, des cigales. Les bibelots de jade furent très prisés en Europe où de nombreux amateurs constituèrent de remarquables collections. C'est vers 1970, seulement, que Jade a commencé sa carrière de prénom d'abord en Angleterre puis en France. Mais son succès a été rapide et ne se dément pas. Comme pour les autres prénoms se rapportant à des pierres précieuses, on les fête le même jour qu'Esméralda.

Fête : le 10 mars.

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Manon

Manon se retrouve en septième position du palmarès exclusif des prénoms féminins de L'Officiel des prénoms 2013, l'ouvrage de Stéphanie Rapoport (Editions First).

Diminutif affectueux de Marianne, datant sans doute du début du XVIIIe siècle. Ce prénom eut tout de suite un certain succès, dû sans doute en partie à la popularité du roman de l'abbé Prévost, paru en 1731, Manon Lescaut. Assez régulièrement attribué depuis lors, mais resté discret, il a connu à partir de 1980 une étonnante faveur, qui l'a propulsé en 1996 à la première place du palmarès des prénoms féminins. On l'y trouve encore, actuellement en bonne place. Cette carrière exceptionnelle reste inexplicable : le succès du roman de Marcel Pagnol, Manon des sources, paru en 1964, a peut-être joué le rôle d'un détonateur. Toujours est-il que Manon reste en pleine forme aujourd'hui.

Fête : le 9 juillet.

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Louise

Louise figure en huitième position du palmarès exclusif des prénoms féminins de L'Officiel des prénoms 2013, l'ouvrage de Stéphanie Rapoport (Editions First).

Féminin du prénom Louis et descendant de Clotilde, il a connu la même carrière glorieuse depuis le XVe siècle. Porté par d'innombrables reines, princesses et courtisanes, il s'est très vite répandu dans la plupart des provinces françaises.

Au XIXe siècle, pendant près de cinquante ans, ce prénom a figuré en troisième place au palmarès des prénoms féminins. Après une période de légère décrue, il a pris depuis 1995 un nouveau départ, assisté de sa forme internationale, Louisa. Il faut remarquer à ce sujet que Louise est un prénom très répandu aux États-Unis et en Angleterre depuis la fin du XIXe siècle, atteignant même souvent le palmarès des prénoms féminins ; dans ces pays anglophones, la variante Louisa, en honneur au XVIIIe siècle, est aujourd'hui désuète.

Sainte Louise de Marillac fut une disciple de saint Vincent de Paul. Sous sa direction, elle fonda en 1633 la congrégation des Filles de la Charité, vouées au service des malades, des enfants trouvés, des galériens. Son œuvre rencontra très vite un succès considérable : on dénombre encore aujourd'hui plus de trente mille Filles de la Charité. Louise mourut en 1660. Son corps repose dans la célèbre chapelle de la rue du Bac, à Paris (7e).

Fête : le 15 mars

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Zoé

Zoé est 9ème dans le palmarès exclusif des prénoms féminins de L'Officiel des prénoms 2013, l'ouvrage de Stéphanie Rapoport (Editions First).

Issu du grec zoé, la vie, l'existence. Ce nom apparaît dans le monde hellénique aux premiers siècles chrétiens; certains théologiens y voyaient la traduction de l'hébreu H'ava, Eve en français. Il resta confiné dans la partie orientale de l'Empire romain, puis dans le monde byzantin et orthodoxe, illustré par une impératrice du XIe siècle, Zoé Porphyrogenète. Il n'est apparu en Occident - et d'abord en Angleterre - qu'au milieu du XIXe siècle. Il est resté assez peu fréquent jusqu'au début des années 1980 mais, depuis, en Grande- Bretagne comme en France, bénéficie d'une réelle popularité. Il n'est pas impossible que Zoé soit partie pour figurer prochainement au palmarès. Sainte Zoé était, au début du IIe siècle, une esclave au service d'un citoyen romain établi en Pamphylie (Asie Mineure). Son maître découvrit qu'elle était chrétienne et, comme elle refusait d'abjurer, il la fit jeter, avec son mari et ses deux enfants, dans le four de sa ville.

Fête : le 2 mai.

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Lilou

Lilou figure à la 10ème position du palmarès exclusif des prénoms féminins de L'Officiel des prénoms 2013, l'ouvrage de Stéphanie Rapoport (Editions First).

"Lilou est le plus neuf des membres de la famille de Lou nés dans son sillage. Le li allonge Lou et féminise nettement..."
Extrait de La côte des prénoms 2009, Joséphine Besnard, éditions Michel Lafon.

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