Flavia Accorsi | |
| lundi, 07 juillet 2008 | |
Mais quelle est donc cette tempête qui nous transporte par-delà les cieux ? Le docteur Sylvain Mimoun répond à nos questions. Et bouscule quelques idées reçues.
Quelles sont les différentes sources d'orgasme ?
Presque toutes les femmes sont clitoridiennes. En revanche, toutes n'accèdent pas à l'orgasme vaginal, même si elles ont, physiologiquement, la capacité de l'atteindre. Il survient souvent après la trentaine, parce que les femmes connaissent mieux leur corps, cernent mieux leurs désirs et s'abandonnent donc plus facilement. L'orgasme clitoridien est classiquement décrit comme plus bref, plus aigu et moins irradiant que le vaginal.
Un orgasme anal est également possible. On suppose qu'il est déclenché par la stimulation du point G par le pénis (voir « Qu'est-ce que le point G ? ») à travers la paroi rectale. On explique également cet orgasme par l'excitation cérébrale que procure cette pratique et par la masturbation à laquelle elle est souvent associée.
L'orgasme peut également être provoqué par la stimulation de zones érogènes diverses, comme les seins, les fesses, le nombril, etc. Tout dépend de l'investissement érotique de notre corps. Il existe même des orgasmes sans contact physique, rarissimes il est vrai, et réservés aux championnes de la concentration et du fantasme.
Combien de temps dure un orgasme ?
Entre dix et trente secondes. Plus on lâche le cérébral au profit des sensations, et plus il est intense et durable.
Entre dix et trente secondes. Plus on lâche le cérébral au profit des sensations, et plus il est intense et durable.
Qu'est-ce que le point G ?
Ce fameux point, ou zone Grafenberg, du nom du médecin américain qui l'a décrite dans les années 50, est un coussinet situé sur la paroi antérieure du vagin, à quatre ou cinq centimètres de l'orifice vulvaire, et dont la stimulation déclencherait l'orgasme. Il serait l'équivalent féminin de la prostate et pourrait, chez certaines femmes, sécréter au moment de l'orgasme un liquide incolore, inodore, moins visqueux que les sécrétions vaginales, un liquide semblable aux sécrétions prostatiques de l'homme.
Peut-on multiplier les orgasmes ?
Potentiellement, les femmes sont toutes égales devant le plaisir, et physiologiquement programmées pour jouir à l'infini. Dans la réalité, les multi-orgasmiques ne représentent que 5 à 10 % de la population. Les principaux freins au plaisir à répétition : une difficulté à s'abandonner, les barrières d'une éducation rigide et culpabilisante ou un partenaire « peu compétent ». Sur le plan physique, les orgasmes multiples peuvent être obtenus par stimulation clitoridienne puis vaginale, ou par plusieurs stimulations clitoridiennes répétées pendant la durée, plus ou moins importante, de la période de récupération chez la femme. Mais une stimulation clitoridienne trop rapide après un orgasme clitoridien peut se révéler douloureuse.
Il est très rare, en revanche, que les hommes soient multiorgasmiques. D'autant qu'après 35 ans, en moyenne, la période réfractaire s'allonge et la répétition devient plus aléatoire.




