Patricia Castet | |
| lundi, 07 juillet 2008 | |
Sentir quand les assauts virils tournent à la routine. Basculer en douceur vers plus de sensualité. Faire l'amour sans bouger, ou presque... Quand la femme ouvre le bal, ça peut...
Sentir quand les assauts virils tournent à la routine. Basculer en douceur vers plus de sensualité. Faire l'amour sans bouger, ou presque... Quand la femme ouvre le bal, ça
peut durer toute la nuit. Donc toute la vie.
peut durer toute la nuit. Donc toute la vie.
Quand ils se sont rencontrés, Marc et Sylvie faisaient l'amour plusieurs fois par semaine, avec fougue et passion. Cinq ans et deux enfants plus tard, leurs rapports se sont raréfiés et Sylvie éprouve de plus en plus de difficultés à ressentir du désir. Routine ? Fatigue ? Prééminence du rôle parental sur celui d'amant et de maîtresse ? Et si le problème provenait du fait que le couple se cantonne dans une sexualité où prédomine l'action, et plus précisément l'excitation génitale ? Une course-poursuite après l'orgasme se fait au détriment d'une sensualité plus tendre et plus créative.
Un mode de vie sexuelle couramment partagé – ne dit-on pas « faire l'amour » pour évoquer la seule pénétration, le reste étant sommairement qualifié de
« préliminaires » ? Il est vrai que l'homme, traditionnellement, mène la danse. Or, ce dernier est génétiquement programmé pour jouir facilement et rapidement : ses orgasmes, accompagnés d'une éjaculation, sont en effet nécessaires à la procréation. Au début, bien sûr, cette sexualité « pénétrante » est source de plaisir pour les deux partenaires. Mais une fois la lune de miel passée, quand le désir et l'excitation s'essoufflent, elle se révèle insuffisante... surtout pour la femme. « Ce n'est pas que je n'aie plus envie de faire l'amour, confirme Sylvie, mais je n'ai plus envie de le faire de cette façon. »
Un mode de vie sexuelle couramment partagé – ne dit-on pas « faire l'amour » pour évoquer la seule pénétration, le reste étant sommairement qualifié de
« préliminaires » ? Il est vrai que l'homme, traditionnellement, mène la danse. Or, ce dernier est génétiquement programmé pour jouir facilement et rapidement : ses orgasmes, accompagnés d'une éjaculation, sont en effet nécessaires à la procréation. Au début, bien sûr, cette sexualité « pénétrante » est source de plaisir pour les deux partenaires. Mais une fois la lune de miel passée, quand le désir et l'excitation s'essoufflent, elle se révèle insuffisante... surtout pour la femme. « Ce n'est pas que je n'aie plus envie de faire l'amour, confirme Sylvie, mais je n'ai plus envie de le faire de cette façon. »
L'homme a besoin de la femme pour accéder à une autre dimension
Que faire ? Attendre patiemment que la flamme se rallume un jour ? Le couple peut plutôt essayer de passer à une nouvelle étape, une autre sexualité où, cette fois, c'est la femme qui prend les rênes. Elle est en effet la plus demandeuse puisque, désormais, le coït ne lui apporte qu'une satisfaction limitée. « Son vagin étant peu innervé, les stimulations mécaniques n'aboutissent pas automatiquement à un orgasme », explique le sexologue Xavier Boquet. Plus créative, elle est aussi la plus apte à guider son partenaire vers une sexualité différente.
« Ses orgasmes étant biologiquement facultatifs – parce que non nécessaires à la procréation –, la femme a besoin d'effectuer un travail autour de l'imaginaire et du fantasme », rappelle Jacques Waynberg (1), sexologue.
« Ses orgasmes étant biologiquement facultatifs – parce que non nécessaires à la procréation –, la femme a besoin d'effectuer un travail autour de l'imaginaire et du fantasme », rappelle Jacques Waynberg (1), sexologue.
1 - Auteur de "La Sexualité" (Ed. Milan, 1996).




