
Xavier Raoux
La polémique autour des propos antisémites que le couturier britannique John Galliano avait proféré en 2011 refait surface. Bien décidé à ne pas cautionner ce genre de propos, le président de la République François Hollande a souhaité lui appliquer une sanction exemplaire en lui retirant sa Légion d'honneur.
En 1999, John Galliano était pourtant aux sommets de sa carrière. Son talent est consacré par la maison Dior dont il devient le directeur artistique. Il est alors chargé de l'ensemble des lignes féminines ainsi que de la communication de la griffe. Son travail est récompensé en 2009 lorsqu'il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur par Nicolas Sarkozy, alors Président de la République.
Mais en 2011, le couturier connu pour son excentricité et sa turbulence chute du podium. C'est au cours d'une soirée dans un bar parisien durant laquelle le couturier, en état d'ébriété avancée, avait proféré des insultes antisémites à l'encontre d'un couple de touristes. Les images de la scène filmée par des témoins avaient tourné en boucle dans les médias. D'abord mis à pied par la maison Dior, John Galliano est ensuite licencié en mars après quinze années d'ancienneté. Outre la mode, les groupes religieux ainsi que plusieurs personnalités comme Natalie Portman, égérie Dior, lui tourne le dos.
John Galliano présente alors ses excuses publiquement avant de passer devant le tribunal en septembre 2011. Mais le verdict le condamne à verser une amende de 6 000 euros avec sursis.
Privé de sa décoration, John Galliano a définitivement perdu le dernier symbole qui témoignait de sa carrière de génie, et la reconnaissance de tout un pays.
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