Anonyme | |
| février 2009 | |
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Quelles que soient nos opinions sur la mort, une chose reste certaine : nos défunts habitent notre mémoire. La psychogénéalogie a amplement démontré, ces dernières décennies, combien le secret à leur sujet pouvait être néfaste. Souvenir et pardon valent mieux qu’oubli ou rejet. Beaucoup en France semblent en être convaincus, puisqu’une personne sur deux se rend au cimetière à la Toussaint, selon une étude du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) menée en 1999. Selon Nadine Beauthé, psychothérapeute spécialisée dans l’accompagnement des endeuillés et auteure notamment d’ Hommes et Femmes face au deuil (Albin Michel, 2008), « ce geste répond à deux mouvements : marquer notre appartenance – et celle de nos morts – à la société; et maintenir le lien avec le défunt ». Mais si le rite et ses chrysanthèmes paraissent trop conventionnels, il existe d’autres façons de renouer avec nos disparus.



