
La faute à la peur
La quatrième raison est psychologique. Dans l’enfance, nous accueillons avec curiosité, mais également défiance, la pulsion sexuelle, qui peut être interprétée comme une expression possiblement agressive et donc coupable. Si les hommes, guerriers, chasseurs et pénétrants, ne s’en inquiètent pas trop, les femmes ont parfois du mal à trouver la même légitimité à leur expression sexuelle. Dès lors, elles peuvent craindre leur propre désir. En cautionnant l’idée qu’elles en auraient moins que les hommes, elles préfèrent sans doute penser qu’en se soumettant à celui de l’homme – normal, lui – elles n’ont pas à affronter la sauvagerie imaginée du leur.
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